Exaltons le Seigneur par notre témoignage, et exultons en Jésus notre Sauveur - L'Épiphanie - 3 janvier, 2020 - Sainte-Suzanne


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Chers frères et sœurs, nous sommes aujourd’hui le dixième jour de Noël et il nous reste encore sept jours de Noël jusqu’au Baptême du Seigneur dimanche prochain. Noël brille en nos cœurs d’une lumière céleste, une lumière divine qui vient de Dieu pour illuminer tous ceux qui habitent dans les ténèbres. Le Ciel est une dimension d’existence en présence du Dieu éternel et toutes les âmes qui se joignent aux anges dans le Ciel sont éblouis de cette lumière radieuse qui rayonne de Dieu Trinité – Père, Jésus son Fils, et le Saint Esprit. Cette lumière céleste est plus brillante que le soleil et elle donne la vie parce qu’elle est le rayonnement de l’amour de Dieu.

Nous ne sommes pas encore au Ciel, non, nous sommes toujours sur la Terre; mais le Bon Dieu nous donne déjà un aperçu de cette lumière céleste. Son amour radieux rayonne de la face de son Fils Jésus que nous contemplons dans son avènement comme l’Enfant Dieu couché dans son berceau aménagé dans une crèche, une mangeoire d’animaux dans une pauvre étable.

Dieu son Père céleste et notre Père a envoyé son Fils unique du Ciel sur la Terre pour vivre une vie humaine comme la nôtre avec l’aide de la jeune Vierge Marie. Marie et Joseph portent l’Enfant Dieu à tour de rôle et Le présentent pour la contemplation des bergers. Dès qu’ils ont reçu l’annonce bouleversante d’un ange accompagné d’une chorale céleste, ils se sont tous empressés d’aller voir cette merveille d’un enfant venu du Ciel et couché dans une crèche.

La lumière du Ciel a brillé dans les ténèbres de la pauvreté vécue par ces bergers. Chaque génération de toute l’humanité a connu ses propres ténèbres. Il y eu les tyrannies d’empereurs et de rois, les guerres entre villes et nations, l’exploitation des méchants, la pauvreté, la famine, et la maladie. Il y a cent ans, immédiatement après les grandes misères de la Première Guerre Mondiale, la pandémie de la fièvre espagnole a infecté une personne sur trois sur toute la Terre à l’époque – 500 millions de personnes – dont une sur dix fut tuée par l’infection… ce qui a fait 50 millions de personnes tuées en seulement deux ans.

Dans le siècle qui s’est écoulé les générations qui nous ont précédés ont connue aussi de très grandes misères : la Grande Dépression, la pauvreté et la faim, des tyrans et de mauvais gouvernements, la Deuxième Guerre Mondiale,  les conquêtes et l’oppression communistes, la Guerre Froide, la multiplication de révolutions, de guerres, de famines, de déplacements de peuples et de réfugiés, de génocides; les crises économiques, la perte de valeurs humaines et la désintégration de nombreux mariages et de familles, les suicides et l’euthanasie, la confusion sexuelle et personnelle, et finalement en nos jours, une autre Pandémie Mondiale : Covid-19.

Nos craintes, nos colères, nos jalousies, notre insécurité, nos mauvais choix, nos paroles blessantes, nos attitudes méchantes – toutes nos fautes augmentent l’épaisseur des ténèbres qui nous entourent et qui emprisonnent nos cœurs, obscurcissent notre vision, et nous aveuglent.

C’est pour nous tous, pour toute l’humanité que Jésus, l’Enfant Dieu, nous est donné par Dieu le Père. Jésus est Lui-même la Lumière qui vient du Ciel pour nous éclairer, dissiper nos ténèbres, et nous montrer le chemin qui nous mène au Père et au Ciel. Nous avons donc à tous les jours le même choix qu’avaient les gens qui vivaient sur la Terre en ce premier Noël.

Nous pouvons accueillir humblement comme les bergers cette bonne nouvelle et nous réjouir à la vue de cette lumière rayonnante sur la face de Jésus dans sa crèche. Ensuite nous pouvons faire comme eux et répandre la joie de cette bonne nouvelle autour de nous.

Malheureusement, nous pouvons choisi de ne pas être intéressés comme Hérode et les gens de Jérusalem. Pire encore, nous pouvons choisir d’haïr Jésus et nous sentir menacés par Lui, par son innocence, et chercher à Le détruire, pas comme Hérode, mais en décourageant les autres de croire en Jésus ou en traitant de ridicules ceux qui s’efforcent d’aimer Dieu. Nous pouvons aussi prendre connaissance de notre pauvreté – même si nous sommes riches en ce monde – et comme les Mages nous pouvons nous mettre en voyage et à la recherche de cet Enfant Dieu qui nous est donné par Dieu et qui nous vient du Ciel pour nous sauver.

Plus nous prenons conscience de notre pauvreté, plus nous désirons accueillir l’amour et la paix de Dieu, et plus nous nous mettons à sa recherche; alors plus grande sera notre joie à la visitation du Seigneur. Dès que Jésus entre dans la maison de notre pensée, de notre cœur, de notre esprit, et de notre corps; alors aussitôt nous pouvons « nous réjouir d’une très grande joie. » tout comme les Mages, comme Marie et Joseph, et comme toutes les âmes du Ciel.

Comme Jésus Lui-même, Marie sa Mère, Joseph, et tous les saints, il y a pour nous aussi deux temps dans notre entrée en communion avec Dieu. Notre âme est appelée à exalter le Bon Dieu ouvertement – nous avons à adorer et louanger le Seigneur devant les autres pour rendre témoignage à l’amour et à la bonté de Dieu envers nous. Notre témoignage est le mouvement extérieur dont le Bon Dieu se sert pour encourager les autres et faire mieux connaître son amour et son Fils Jésus. Le deuxième temps est plus intérieur : notre esprit est appelé à exulter dans le Seigneur… l’Esprit Saint veut nous combler de joie en nous réalisant aimés par Dieu.

Avec Marie, exaltons le Bon Dieu en témoignage extérieur, et en même temps, exultons de joie dans le Seigneur, dans la paix et la joie de son amour inconditionnel pour nous tous.

Peu importe les conditions de notre vie ou de notre famille. Dieu nous rappelle son offre du don de la foi et du pouvoir de vivre comme ses enfants. Jésus, Marie et Joseph nous assurent que nous sommes tous et toutes aimés par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

 

© 2006-2021 All rights reserved Fr. Gilles Surprenant, Associate Priest of Madonna House Apostolate & Poustinik, Montreal  QC
© 2006-2021 Tous droits réservés Abbé Gilles Surprenant, Prêtre Associé de Madonna House Apostolate & Poustinik, Montréal QC

La Sainte Famille de Jésus, Marie, et Joseph - 27 déc. 2020 - MRP - Paroisse JLM


 Homélie version MP3          Homélie version PDF    

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Chers frères et sœurs, heureuse Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie, et Joseph! Ces trois personnes constituent une famille extraordinaire; puisque leur enfant est aussi le Fils de Dieu tout en étant le fils de Marie conçu en elle par l’Esprit Saint. Quand à Joseph, il est celui que Dieu le Père a prévu pour être époux de Marie et père adoptif et protecteur de son Fils Jésus. Joseph était un homme juste devant Dieu, homme de foi prêt à faire la volonté de Dieu.

Quant à nous, nous sommes tous issues d’une famille. Aucune famille n’est parfaite et sans doute qu’il y a plein de familles qui sont défectueuses. Néanmoins, il reste que la famille est le plan de Dieu pour toute l’humanité. La famille humaine reflète le mieux l’amour interactif qui fait de Dieu un seul être divin constitué d’une communauté de trois personnes divines unies en communion d’un amour divin si parfait et vital qu’il est la source de l’univers et de toute vie.

Nos parents, nos grands parents, et tous nos ancêtres n’étaient pas parfaits, et leurs défauts nous ont marqués tout autant que leur amour qui nous a donné la vie et nous a nourris. C’est merveilleux comment la personne humaine est à la fois fragile et aussi résiliente. Chaque enfant endure et souffre à cause des défauts et des péchés de ses parents comme de sa parenté; mais en même temps, l’amour de Dieu le protège en quelque sorte, le vivifie, et lui permet de s’en sortir, de trouver son chemin, et de donner un sens à sa vie par ses décisions prises en liberté.

Sans parler de Dieu ou de la foi, chaque personne humaine reçoit en héritage les bienfaits de l’amour qui lui donne la vie et la nourrit. En même temps, chaque personne humaine endure et souffre à cause des défauts et des péchés de sa famille. Le bébé devient un enfant qui devient un adolescent qui éventuellement devient un adulte. À toute étape de la vie, chaque personne doit choisir si elle vivra sa vie en regardant en arrière pour blâmer ses parents et sa famille pour tous ses troubles dans la vie, ou si elle choisira plutôt de regarder vers l’avenir et vivre sa vie en acceptant pleinement la responsabilité pour sa propre vie, pour ses pensées, pour son cœur, pour ses décisions, pour ses attitudes, pour ses gestes, et pour toutes ses actions.

Quand une personne choisit de blâmer et de haïr les autres, elle s’emprisonne dans un enfer meublé d’attitudes et d’émotions misérables. Choisir de demeurer dans le négatif nous garde prisonnier des fautes et des désastres du passé, nous conduit dans divers chemins du péché, et paralyse notre capacité de pardonner et d’aimer. La prison de la colère empêche l’être humain de croire en Dieu, et Dieu respecte les choix même des personnes qui ne croient pas en Dieu.

Aujourd’hui cette Fête de la Sainte Famille célèbre la foi. La foi est un don offert par Dieu à toute personne humaine. La foi est un don qui donne à la personne humaine le pouvoir de devenir un enfant de Dieu et d’entrer dans une relation d’amour et de confiance en Dieu. C’est une décision prise en toute liberté de choisir de mettre sa confiance en Dieu.

Pour mettre ma confiance en Dieu je dois suspendre, en quelque sorte, ma confiance en moi-même. Le péché originel, la première faute de nos premiers parents ou ancêtres humains, fut justement la décision de suspendre leur confiance en Dieu pour préférer avoir confiance en eux-mêmes. Décider de ne plus avoir confiance en quelqu’un rompt cette relation. Quand on rompt une relation on cesse d’aimer cette personne. Vraiment aimer quelqu’un est une décision qui accepte le risque d’être déçu, de se faire blesser par l’autre, de ne pas réaliser ses attentes.

Dans le cas d’Abram et de Sara, à plus d’une reprise le Bon Dieu leur a demandé de Lui faire confiance qu’Il leur donnerait une descendance malgré leur âge avancé et ils ont dû attendre plus de vingt ans avant que se réalise cette promesse de Dieu. Ensuite quand Isaac leur fils unique eût une dizaine d’années, Dieu a mit Abraham à l’épreuve en lui demandant de sacrifier son fils comme le faisaient ses ancêtres païens. Le Bon Dieu préparait son peuple à comprendre le sacrifice qu’Il demanderait un jour de son propre Fils Jésus pour nous sauver.

Le vieillard Syméon a choisi de mettre sa foi en Dieu jusqu’à la fin de ses jours et il a été récompensé en voyant et en reconnaissant en Jésus le Messie promis par Dieu et tant attendu par son peuple. Il en fut de même pour Anne qui ne connut que sept ans de bonheur dans le mariage avant de devenir veuve. Dans son veuvage Anne a refusé de s’apitoyer sur son sort ou de blâmer Dieu pour le décès prématuré de son mari. Elle choisit de servir Dieu au Temple.

Même si Jésus est Fils de Dieu, en tant qu’humain Jésus Lui aussi a choisi de mettre toute sa confiance en Dieu son Père, et il a vécu tout ce que nous vivons au plan des émotions et des épreuves dans la vie. Jésus a accepté d’endurer et de souffrir tout ce que la vie Lui a imposé. Marie aussi, même si elle fut conçue immaculée sans aucune trace du péché originel ou de rébellion contre la volonté de Dieu, elle aussi a choisi librement de mettre toute sa confiance en Dieu. À tous les jours et en toute circonstance Marie a choisi de regarder vers le Bon Dieu pour connaître sa volonté. En toutes choses Marie a choisi de chercher à plaire le Bon Dieu.

Si Jésus sur la Croix nous a donné Marie comme Mère de l’Église et de tous les disciples, Dieu le Père nous a donné Joseph comme Gardien et Protecteur de l’Église et Patron des disciples. Le Saint Frère André Bessette du Mont-Royal a eu toute sa vie durant une grande dévotion à Saint-Joseph. Le conseil qu’il donnait le plus souvent aux pécheurs, aux malades, et aux gens troublés ou éprouvés qui venaient lui demander son aide était : « Allez à Joseph. »

Peu importe les conditions de notre vie ou de notre famille. Dieu nous rappelle son offre du don de la foi et du pouvoir de vivre comme ses enfants. Jésus, Marie et Joseph nous assurent que nous sommes tous et toutes aimés par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle. 


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Jour de Noël / Christmas Day - 25 décembre / December 25th, 2020 - Sainte-Suzanne

 Évangile et Homélie Gospel & Homily version MP3          - version PDF   


It has been a full nine months since the beginning of the worldwide Covid-19 Pandemic in Québec and Canada last March. That is the duration of a human pregnancy, and it has not been a joyful one, but a difficult, painful, and sad time of dreaded expectancy. Under these circumstances, how can we go around wishing one another “Merry Christmas?”

 La Pandémie mondiale Covid-19 nous a frappés ici au Québec et au Canada il y a neuf mois, le temps d’une grossesse. Ce temps d’attente n’a pas été joyeux mais difficile, douloureux, et trop souvent triste. Comment allons-nous faire pour nous souhaiter : « Joyeux Noël? »

La joie de Noël que Dieu le Père nous offre en donnant à toute l’humanité son Fils n’est pas la jovialité du « party ». C’est plutôt la joie de se savoir aimé, et que cet amour est permanent. Dieu n’arrête jamais de nous aimer. The joy which God the Father offers all of humanity at Christmas is not the merriment of “party time”; rather, it is the joy that erupts from knowing that we are loved, and that this love is permanent. God never stops loving us.

We who are disciples of Jesus and known as Christians and Catholics are not naïve. We know well enough that life is an uninterrupted procession of troubles ending in physical death. Human beings have always known this. Today, and for the next 16 days until the Baptism of the Lord, God envelops us in the warm blanket of peace and love, joy and hope at the sight of the Infant Jesus in Mary’s or Joseph’s arms or in the manger. The beauty and peace of the Infant Jesus is a balm applying God’s healing and merciful love on the wounds of our heart and soul.

Cependant, nous Chrétiens et Catholiques, nous ne sommes pas naïfs. Nous savons comme toute l’humanité que la vie est une procession ininterrompue de troubles nous menant jusqu’à la mort. En ce Noël, et pour les prochains 16 jours jusqu’au Baptême de Jésus, le Bon Dieu nous enveloppe dans une couverture douce et chaude de sa paix, de son amour, de la joie et de l’espérance à la vue de l’Enfant Jésus dans les bras de Marie ou de Joseph ou dans la crèche. La beauté et la paix de l’Enfant Jésus est un baume appliquant l’amour miséricordieux et guérisseur de Dieu sur les plaies de notre cœur, de notre âme, et de notre esprit.

This Pandemic has confirmed what humanity has always known, namely, that God does not come to rescue us from trouble as if by magic. On the contrary, God leaves wide open the full range of our freedom of thought, word, emotion, attitude, gesture, and action. We all suffer the consequences of our errors and sins; as well as of the errors and sins others. We know that we will die; yet in the face of all this darkness, Jesus has come to offer us the hope of sharing with Him in the resurrection and joining Him with the Father and the Holy Spirit in Heaven.  

Après neuf mois de Pandémie mondiale il est tout à fait évident que le Bon Dieu ne vient pas nous secourir comme par magie; au contraire, Dieu nous laisse grand ouvert le champ de notre liberté de pensée, de parole, d’émotion, d’attitude, de geste, et d’action. Nous souffrons tous et toutes les conséquences de nos gaffes et de nos péchés, et de ceux des autres. Nous savons que nous mourrons; mais face à tous ces ténèbres, Jésus est venu nous offrir l’espérance de partager avec Lui la résurrection et le Ciel en communion avec le Père et le Saint Esprit.


The Infant Jesus is small, humanly weak, and innocent, but we already know that as Son of God He will be great, a master of divine wisdom, and a true champion. He will courageously face our faults and all our troubles. He will not make what hurts or frightens us disappear as by enchantment. No, He will show us that we have nothing to fear regarding our eternal destiny, and because He is always with us in the Holy Spirit, we can face the present with complete confidence in God and endure everything without complaining. Jesus is our joy.

L’enfant Jésus est tout petit, humain, faible et innocent, mais nous savons déjà que, Fils de Dieu, Il sera grand, un maître de sagesse, et un vrai champion. Il fera face courageusement à nos défauts et à tous nos troubles. Il ne fera pas disparaître comme par enchantement ce qui nous fait peur ou mal. Non, Il nous montrera que nous n’avons rien à craindre concernant notre destinée éternelle. Il est toujours avec nous dans le Saint Esprit. Nous pouvons affronter le présent avec toute confiance en Dieu et tout endurer sans nous plaindre. Jésus est notre joie.  

Alors laissons-nous emporter dans la joie de contempler l’innocente beauté de l’Enfant Jésus et laissons notre cœur se dilater par amour pour Lui et pour Notre Père du Ciel; car l’Esprit Saint vient à tout moment nous remplir de la vitalité et de l’amour de Dieu. Faisons plaisir au Bon Dieu à tout moment et en toute circonstance; car Emanuel vient trouver sa demeure au-dedans de nous. Il vient nous rendre capables d’aimer tout le monde, même ceux qui veulent se faire nos ennemies. Jésus vient faire toute chose neuve; alors en Jésus nous pouvons dire à tout le monde sincèrement et avec abandon : Joyeux Noël!

So let the innocent beauty of the Child Jesus sweep us away, and let our hearts swell with love for Him and for our Father in Heaven; for the Holy Spirit comes at every moment to fill us with the vitality and love of God. Let us seek to please the Good God at every moment and in every situation; for Emanuel comes to dwell within us. He comes to enable us to love everyone, even those who would make themselves our enemies. Jesus comes to make all things new; so we can truly say to everyone with great abandon: Merry Christmas!

Let us now wish one another “Merry Christmas!” in the love of God: the Father, + the Son, and the Holy Spirit. Amen. Tournons-nous les uns vers les autres maintenant pour nous souhaiter un « Joyeux Noël! » dans l’amour de Dieu : le Père, le + Fils, et le Saint Esprit. Amen. « Joyeux Noël! » “Merry Christmas!” 

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4e Dimanche de l'Avent - 20 décembre, 2020 - Sainte-Suzanne

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Écoutez attentivement… pouvez-vous entendre des petites clochettes? Ce sont les petites clochettes sur les courroies de l’harnais de l’âne que conduit Joseph et qui porte Marie, la jeune mère très enceinte. Elle semble prête à mettre bas son bébé à tout moment. En effet, ce sera dans quatre jours que son Enfant Jésus verra la lumière du jour la Veille de Noël, le soir de sa Nativité.

Les quatre chandelles de notre couronne de l’Avent nous invitent à accueillir la bonne nouvelle apportée par le Fils de Dieu à toute l’humanité en venant habiter parmi nous. Le cercle de la couronne proclame que l’amour que Dieu a pour nous ne finira jamais. Dieu veut nous combler des richesses de sa propre vie, mais pour pouvoir l’accueillir nous avons besoin de l’espérance que nous offre en tout temps l’amour du Père en nous accordant le pardon de nos péchés. Pour nous rendre capables d’accueillir son pardon, Dieu le Père nous offre le don de la foi pour faire confiance en son amour et croire en Lui; car Il est miséricordieux.

Dimanche dernier nous avons commencé à goûter la JOIE en réalisant que Dieu est tout proche de nous, comme notre fête de la Nativité de Jésus se fait de plus en plus proche de jour en jour. Aujourd’hui la Parole de Dieu nous offre la grâce de reconnaître la grandeur de Dieu et de Lui offrir notre louange et notre action de grâce. Le Bon Dieu offre de nous libérer de nos préoccupations avec nous-mêmes. Plus on garde les yeux fixés sur nous-mêmes; plus on se sent vide, malheureux, seul et isolé. Plus on lève les yeux vers le Seigneur; plus l’Esprit Saint nous soulève par amour pour Dieu devenu visible en Jésus et nous comble de sa paix et de sa joie.

La Parole de Dieu – le Fils Éternel – nous rappelle le Roi David. Il voulait construire pour Dieu une maison, un temple, mais Dieu a refusé. Pourquoi? C’est que David était trop plein de lui-même. S’il avait construit ce temple pour Dieu, il aurait été en danger de sombrer dans la vanité et l’orgueil. Il aurait pu perdre son âme. Dieu aimait trop David pour lui permettre de courir le risque de perdre son âme; alors Il a stoppé David pour le garder humble et saint.

David nous montre à quel point nous avons de la difficulté à aimer le Bon Dieu simplement parce qu’Il est bon et qu’Il mérite tout notre amour. Nous aimons beaucoup trop notre vie sur Terre; pourtant nous ne pouvons pas rester ici sur Terre indéfiniment. Nous sommes ici sur la Terre pour commencer à connaître la grandeur de Dieu et pour commencer à l’aimer. On peut commencer en devenant davantage reconnaissants pour la beauté et la bonté du don de la vie.

Prenons par exemple toutes les festivités autour du « Temps des Fêtes », autour de Noël. Qu’est-ce qui a le plus de prix à nos yeux? Est-ce les lumières, ou l’Arbre de Noël, ou les cadeaux, ou les festins, ou le chocolat, ou les jours de congé, ou les partys? Après avoir ouvert un cadeau, pouvons-nous remercier la personne qui nous l’a donné et l’aimer de tout cœur?

Le Bon Dieu nous fait beaucoup de cadeaux à tous les jours de notre vie, en commençant avec notre vie et notre santé. Quelle paix et quelle joie que de remercier le Bon Dieu pour ce don précieux de ma vie chaque matin en me réveillant et chaque soir en me couchant. « Père merci pour le don de ma vie. » Cette reconnaissance peut ensuite devenir louange en acclamant Dieu et son saint Nom. « Loué soit-Tu, Seigneur mon Dieu et mon Père; car Tu es grand! »

À force de louanger Dieu tous les jours et même plusieurs fois par jour je peux devenir un témoin de Dieu, un disciple de Jésus qui proclame les louanges de Dieu notre Père comme Jésus Lui-même a fait toute sa vie sur Terre, et comme sa Sainte Mère Marie et son gardien Saint Joseph ont fait tous les jours de leurs vies. « Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos pères et de nos mères! » « Mon âme exalte le Seigneur; exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur! »

L’ange Gabriel qui vint annoncer à Marie la volonté de Dieu a rendu gloire à Dieu par ses paroles, invitant ainsi Marie à faire confiance en Dieu et Le glorifier à son tour. Plus nous fixons les yeux de notre cœur et de notre pensée sur Dieu; plus nous pouvons voir et accueillir sa volonté pour ensuite avec sa grâce faire sa volonté. « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi…. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut…. Et son règne n’aura pas de fin…. L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. »

Marie est très pesante avec l’Enfant Jésus toujours au-dedans d’elle… ils ont encore quatre jours de route avant que l’Enfant naisse. Le voyage devient chaque jour plus difficile pour elle, assise sur l’âne, et Joseph se préoccupe de plus en plus de sa belle épouse toute grosse avec le bébé toujours en elle. Mais tous les deux, Marie et Joseph, mettent toute leur confiance en Dieu.

Si vous voulez ressentir la puissance de Dieu dans votre vie, louangez et glorifiez Dieu tous les jours, et demandez au prêtre d’entendre votre confession. Jésus étendra son bras puissant sur vous pour vous pardonner, vous délivrer, et vous combler de sa grâce.

C’est pour notre délivrance et notre bonheur que le Bon Dieu nous appelle à vivre comme les enfants du Père. Nous ne marchons pas seuls sur le chemin avec Jésus; nous marchons ensembles. Alors prions les uns pour les autres tous les jours; afin que nous puissions à tout moment conserver un cœur sensible et compatissant envers les autres. Faisons avec Jésus la volonté du Père pour le salut et la vie du monde. Afin de pouvoir aimer notre prochain, croyons que nous sommes tous et toutes aimés par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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2e Dimanche de l'Avent - 6 décembre, 2020 - Sainte-Suzanne


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Chers frères et sœurs, heureuse saison de l’Avent! Il y a sept jours nous avons allumé la première chandelle de notre couronne de l’Avent pour accueillir la bonne nouvelle du pardon que nous offre en tout temps le Bon Dieu. L’amour de Dieu le Père nous inspire l’espérance.

Aujourd’hui, le 2e dimanche de l’Avent nous allumons la deuxième chandelle de notre couronne de l’Avent pour accueillir le don de la foi – le Bon Dieu nous invite à Lui faire confiance et à croire en son amour et en son pardon; car Il est miséricordieux.

Il y a 3,000 ans tous les peuples croyaient que leur dieu ne pouvait exercer sa puissance que sur le territoire limité de leur pays, de leur nation. Durant leur exil dans le pays qui aujourd’hui est l’Iraq, une nouvelle génération du peuple juif a découvert que leur Dieu est le seul Dieu et qu’Il exerce sa puissance partout dans le monde. Il les a secourus de leur exil dans un pays étranger pour les ramener chez eux en Palestine, en Israël.

Quand nous pensons aux merveilles que le Bon Dieu a accomplies par le passé – lorsqu’Il a fait passer son peuple à travers la Mer Rouge à pied sec pour les secourir de leur esclavage en Égypte, ou lorsqu’Il les a secourus de leur esclavage en Iraq – nous pourrions désespérer qu’Il nous délivre à notre tour de tous les troubles qui nous oppriment aujourd’hui. Il y a de grands troubles dans le monde, de moyens troubles dans notre pays, et de petits troubles dans nos vies.

Quand nous prions, même longtemps, et la délivrance par le bras puissant du Bon Dieu se fait attendre; nous pourrions perdre patience, perdre notre espérance. Par la parole de Saint Pierre le Seigneur nous assure aujourd’hui que lorsque nous avons l’impression que Dieu tarde à nous répondre ou tarde à nous secourir; ce n’est que la manifestation de sa patience.

Parfois, le Bon Dieu agit rapidement, mais parfois Il attend le plus longtemps possible pour agir afin de donner au plus grand nombre possible de gens l’opportunité d’ouvrir leur cœur et de mettre en Lui leur confiance. La vie éternelle et le bonheur éternel consistent à accepter d’être en relation intime, de vouloir vivre en communion avec le Père, le Fils, et le Saint Esprit.

En même temps que le Bon Dieu se montre très patient, quand Il décide d’agir, son action peut souvent nous sembler comme subite ou inattendue, comme la venue d’un voleur la nuit. En même temps que le Seigneur nous encourage aujourd’hui, à cause de son grand amour pour nous, Il nous donne en même temps un avertissement.

Dimanche dernier Il nous a avertis de demeurer éveillés et attentifs. Aujourd’hui, le Bon Dieu nous avertit de faire très attention de vivre « dans la sainteté et la piété…et la justice… pour qu’on nous trouve sans tache ni défaut, dans la paix. »

Notre condition humaine – à cause du péché originel – fait que nous avons souvent de la difficulté à nous montrer compréhensifs, patients, et gentils envers les autres. Parfois aussi nous pouvons avoir de la difficulté à éviter les impulsions égoïstes dans les domaines de la sexualité, de nos affections, de la consommation, de la convoitise, ou le défi de pardonner. Il est très difficile d’être patients ou gentils, de pardonner, ou de se montrer généreux sans l’aide, la grâce, et la force de l’Esprit Saint.

Voilà pourquoi le Père a envoyé Saint Jean le Baptiste pour préparer le chemin de Jésus afin qu’Il puisse commencer sa grande mission et trouver des gens prêts à accueillir la Bonne Nouvelle. Le baptême offert par Jean dans l’eau invitait les gens à se décider de se repentir, de changer leurs attitudes et leurs comportements et se purifier pour accueillir la Parole de Dieu.

Le Bon Dieu qui a parlé dans le passé parle encore aujourd’hui; Celui qui est venu dans le passé vient encore aujourd’hui. Celui qui a secouru son peuple par le passé vient toujours les secourir aujourd’hui. Celui qui a invité son peuple à ouvrir leur pensée et leur cœur par le passé nous invite à nous ouvrir encore aujourd’hui. Celui qui est venu habiter parmi nous par le passé vient encore habiter en nous aujourd’hui. C’est à chaque personne d’accepter son invitation. C’est à nous tous de Lui ouvrir notre pensée et notre cœur.

Si vous voulez ressentir la puissance de Dieu dans votre vie, demandez au prêtre d’entendre votre confession. Jésus étendra son bras puissant pour vous pardonner et vous délivrer.

C’est pour notre délivrance et notre bonheur que le Bon Dieu nous appelle à vivre comme les enfants du Père. Nous ne marchons pas seuls sur le chemin qu’est Jésus; nous marchons ensembles. Alors prions les uns pour les autres tous les jours; afin que nous puissions à tout moment conserver un cœur sensible et compatissant envers les autres. Faisons avec Jésus la volonté du Père pour le salut et la vie du monde. Afin de pouvoir aimer notre prochain, croyons que nous sommes tous et toutes aimés par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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Jésus, Christ Roi de l'Univers, nous appelle à Le suivre en ce monde - 22 novembre, 2020 - MRP - Paroisse JLM


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Solennité – Jésus, le Christ, Roi de l’Univers

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Eh bien, chers frères et sœurs, nous voici déjà en la solennité de Jésus le Christ, Roi de l’univers. Samedi prochain sera le dernier jour de notre année liturgique en Église, et samedi soir sera la veille du premier dimanche de l’Avent qui lancera une nouvelle année en Église.

Durant tout le mois de novembre nous prions pour tous les défunts; afin que leur âme soit purifiée et admise au bonheur éternel en présence de Dieu au paradis. Novembre nous donne à réfléchir à notre propre mort un jour quand viendra la fin de notre bref séjour sur la Terre des familles humaines. Aujourd’hui, le Jour du Seigneur, la Parole de Dieu nous parle aussi de la fin des temps quand Jésus, notre Bon Berger, exercera aussi la charge de juger les nations.

Nous ne serons pas jugés sur ce que nous avons pensé, mais sur le bien que nous avons fait et sur le bien que nous n’avons pas fait. En plus, Jésus mettra sa main forte sur ceux qui auront maltraité les autres avec agression ou intimidation – ce sont les béliers et les boucs.

D’abord, Jésus se comporte envers nous tous comme le Bon Berger. Jésus, en personne ou en nous envoyant quelqu’un, pais son troupeau et nous fait reposer. Jésus cherche et trouve la brebis perdue; Jésus ramène l’égarée, Il panse la blessée, Il rend des forces à la malade, et Il garde la grasse et vigoureuse et la fait paître selon le droit. Il juge aussi entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.

Nous savons qu’à son Baptême par Jean le Baptiste, Jésus et les témoins autour de Lui ont entendu du ciel la Voix du Père qui a dit à Jésus : « Tu es mon Fils bien-aimé, il m’a plu de te choisir. » Aussitôt l’Esprit Saint descendit sur Jésus sous la forme d’une colombe et l’Esprit Saint poussa Jésus au désert où Il fut tenté pendant quarante jours.

Comme Jésus, nous tous nous avons été baptisés et confirmés dans l’Esprit Saint. Au jour le jour nous vivons notre Baptême en prenant conscience que, comme Jésus, nous sommes aussi les filles bien-aimées et les fils bien-aimés du Père. En même temps, nous sommes aussi remplis du Saint-Esprit qui nous accompagne dans la vie, nous encourage et nous fortifie dans nos tentations et nous pousse à accomplir avec charité fraternelle les œuvres de miséricorde auprès de nos proches, de nos voisins, des étrangers, et même auprès de nos ennemis.

La grâce quotidienne de notre Baptême nous rappelle que nous sommes les filles bien-aimées et les fils bien-aimés du Père. Notre élection par le Père et le don de l’amour du Père nous fortifient à vivre aussi de la grâce de notre Confirmation en acceptant de remplir notre mission de filles et de fils du Père à l’image de Jésus Lui-même qui nous donne sa vie.

Dimanche dernier nous avons vu que les serviteurs qui ont fait profiter les biens que leur seigneur leur avait confiés sont ceux qui lui ont fait confiance et ont fait des efforts pour faire avancer les affaires de leur maître. Le serviteur qui s’est montré bon à rien est celui qui n’a pas fait confiance à son maître mais au contraire a décidé d’avoir crainte de lui.

Il en va de même pour nous. Si nous craignons Dieu ce sera difficile sinon impossible pour nous de Lui plaire en faisant sa volonté. Si nous voulons faire avancer les affaires du Bon Dieu en ce monde, d’abord, nous devons Lui faire confiance et, ensuite, nous mettre au travail pour faire avancer les affaires du Royaume de Dieu, les affaires de Jésus notre Roi. Et quelles sont au juste les affaires du Royaume de Dieu, les affaires de Jésus notre Roi?

Il s’agit du bien de notre voisin. Quand je mets de côté ma propre fatigue pour donner du repos à l’autre qui est aussi fatigué; alors je le fait pour Jésus. Quand je mets de côté mes préoccupations pour chercher et trouver quelqu’un qui est perdue; alors je le fait pour Jésus. Quand je me donne de la peine pour ramener en santé ou à la famille ou dans le droit chemin une personne égarée; alors je le fait pour Jésus.

Quand je prends le temps pour panser les blessures d’un autre; alors je le fait pour Jésus. Quand je fais un effort pour visiter et consoler un malade; alors je le fait pour Jésus. Quand je prends bien soin des membres de ma famille pour les garder en santé et sain et sauf; alors je le fait pour Jésus. Quand je me dépense jour après jour pour travailler à l’extérieur ou chez moi pour faire vivre ou m’occuper de ma famille; alors je le fait pour Jésus. Quand je pardonne encore une fois aux personnes qui me font du mal; alors je le fait pour Jésus.

Alors, vous voyez que déjà – et souvent sans le réaliser – nous marchons avec Jésus et nous vivons et nous comportons comme les filles bien-aimées et les fils bien-aimés du Père. Il est très important pour nous de prendre davantage conscience du bien que nous faisons pour les autres, et aussi de prendre conscience des occasions de le faire que nous avons ratées. Surtout, cessons de porter tout le poids du monde sur nos propres épaules – de toute façons c’est impossible pour nous de le faire – d’autant plus que nous avons un Roi puissant et efficace : Christ Roi.

C’est pour notre bonheur et pour le salut et la vie du monde que Jésus nous appelle à vivre comme les filles bien-aimées et les fils bien-aimés du Père; marchons avec confiance en Jésus Christ Roi de l’Univers, et prions ensembles tous les jours; afin que nous puissions à tout moment faire la volonté de Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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Vivons dans la lumière et non les ténèbres - faisons confiance au Bon Dieu - 33e Dimanche du Temps Ordinaire - Sainte Suzanne

 Homélie sur MP3          Et sur PDF   

Bonjour, chers frères et sœurs! Depuis que nous avons changé l’heure il fait plus clair le matin mais les ténèbres de la nuit tombent plus tôt en fin d’après-midi. Le Bon Dieu nous parle aussi de lumière et de ténèbres aujourd’hui, dimanche, le Jour du Seigneur.

Saint Paul nous transmet cette Parole de Dieu qui nous caractérise de filles et de fils de la lumière… nous sommes les enfants de Dieu et des enfants du jour et non de la nuit. Quelle est la différence entre le jour et la nuit? Cette femme parfaite dont parle le livre des Proverbes est un enfant de la lumière… elle n’a pas peur de travailler et elle s’occupe bien de son mari et de ses enfants. Ont pourrait bien se demander si son époux et ses enfants sont aussi des enfants de la lumière. Nous les hommes, respectons-nous les femmes dans nos vies, dans nos familles, et dans nos communautés? Sommes-nous dévoués et reconnaissants envers elles? Les enfants, sont-ils respectueux, obéissants, et reconnaissants envers leur maman et aussi envers leur papa?

Nous les prêtres et les évêques, donnons-nous toute leur place aux femmes dans nos églises et nos communautés de foi? Savons-nous les respecter, les écouter, et les remercier de leurs bons services et de leur dévouement à la lumière de Dieu?

Durant tout le mois de novembre à tous les ans c’est le moment de nous rappeler de tous nos défunts… durant leur vie, leur avons-nous donné tout le respect, toute la reconnaissance, tout le dévouement, et tout l’amour qu’ils méritaient? Quand ils nous auraient fait un tort ou autre, leur avons-nous montré sympathie, miséricorde, et pardon? Sinon, il n’est jamais trop tard pour leur exprimer – même au-delà de la mort – ces bons sentiments en offrant au Bon Dieu notre prière et notre pénitence à leurs intentions. Sont-ils au purgatoire? Nos prières leur seront un réconfort et un encouragement d’accueillir pleinement la miséricorde de Dieu.

Saint Paul caractérise d’enfants des ténèbres les gens qui mettent toutes leurs attentes sur le bon temps, le succès, et une vie paisible; tout en étant insouciant des troubles des autres. Les enfants de Dieu et de la lumière ne sont pas insouciants mais demeurent sensibles aux troubles des autres et se mettent à leur service. Tout comme le Bon Dieu d’ailleurs. Dimanche prochain Jésus se présentera comme Juge de la fin des temps. Il viendra séparer les gens qui sont bons de ceux qui sont mauvais en leur disant : « J’avais faim et soif, j’étais nu, malade, ou en prison, et vous vous êtes occupé de moi; ou bien, vous ne m’avez rien donné pour me soulager. »

Aujourd’hui Jésus raconte une parabole pour nous faire comprendre que nous ne devons pas avoir peur de Dieu notre Père, ni de son Fils Jésus, ni de l’Esprit Saint. Au contraire, le Bon Dieu nous demande de Lui faire confiance. Il est important pour nous de croire que le Bon Dieu nous aime tellement qu’Il se fait du souci pour nous et même qu’Il souffre avec nous.

Vous voyez, tout ce qui nous arrive, le Bon Dieu le ressent. Jésus est Fils de Dieu et rien ne peut Lui enlever quoi que ce soit. Cependant, en tant qu’homme – même s’Il est ressuscité – Jésus peut souffrir. De fait, Jésus souffre beaucoup parce qu’Il ressent nos souffrances comme si elles étaient les siennes. Tout le mal que nous faisons envers les autres, nous le faisons contre Jésus et la Très Sainte Trinité. Pareillement, tout le bien que nous faisons envers les autres, nous le faisons pour Jésus et la Très Sainte Trinité.

Ce matin j’ai apporté des reproductions de deux peintures religieuses : une de Jésus Roi que nous fêterons dimanche prochain, et l’autre, de Marie Mère de Dieu et Mère de l’Église, notre Mère. La peinture de Marie la qualifie de Patronne des enfants avortés. La peinture de Jésus le montre plein de blessures qu’il a reçues lors de sa passion. Dans les deux cas, ce sont nos blessures à nous que ces deux Cœurs Unis endurent avec nous et par amour pour nous. 


Dans la communion des saints, nous sommes tous unifiés en Jésus. Il est la Tête du Corps que nous formons tous ensemble dans l’Esprit Saint, et nous tous, nous sommes son Corps tous unis à Lui dans l’Esprit Saint. Il est donc impossible pour nous de demeurer indifférents envers qui que ce soit, où que ce soit dans le monde entier.

Pour illustrer ce mystère de l’amour de Dieu qui choisit d’habiter parmi nous et en nous, regardons pour un instant l’avortement. Lorsqu’un enfant est avorté, cet enfant est privé de la vie en ce monde, et c’est une grave injustice, une très grande violence. Mais l’enfant n’est pas la seule victime. L’homme et la femme qui ont conçu cet enfant sont terriblement blessés dans leur humanité par leur participation à l’acte qui arrache la vie de cet enfant. Encore plus, les médecins et autres personnes qui coopèrent à mettre fin à la vie de cet enfant sont terriblement blessés eux aussi dans leur humanité. Personne ne peut demeurer indifférent.

Face à tout le mal que nous pouvons faire et face à tout le bien que nous pourrions faire mais que nous ne faisons pas, le Bon Dieu ne fait pas une grande colère… non, le Bon Dieu pleure avec ceux et celles qui pleurent. Pour sa part, l’Esprit Saint cherche à remplacer notre cœur de pierre par un cœur de chair qui demeure sensible et tendre envers les autres. Regardez ces deux peintures… vous ne verrez pas de colère, mais seulement la pitié et l’amour.

C’est pour notre bonheur que le Bon Dieu nous appelle à vivre comme les enfants du Père; alors prions ensembles tous les jours; afin que nous puissions à tout moment conserver un cœur sensible et compatissant envers les autres, comme Jésus a fait pour nous en faisant la volonté de son Père pour le salut et la vie du monde; pour nous démontrer que nous sommes tous et toutes aimés par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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La Toussaint - Pour rejoindre tous les saints, conservons intact notre "vêtement blanc" - 1er nov, 2020 - Ste. Suzanne

  Homélie sur MP3         Et sur PDF  

Bonjour, chers frères et sœurs! Heureuse Fête de la Toussaint… la Fête de Tous les Saints. Cette Fête existe depuis la fin des persécutions romaines. Au centre de Rome, le « Panthéon » est un temple en forme ronde avec un gros trou au centre du toit. Il fut dédié à tous les dieux romains. Pan - théon en grec veut dire « tous les dieux ». À la fin des persécutions, ce temple à tous les dieux fut dédié à Tous les Saints pour honorer Jésus, le Père, et l’Esprit Saint.

Même les païens romains savaient qu’il y a une très mince séparation entre nous sur Terre et tous ceux qui nous ont précédé et qui vivent maintenant dans l’au-delà. Dans leurs maisons les romains gardaient des statuettes représentant leurs ancêtres – les parents, grand parents, et arrière grand parents. Ils honoraient leurs ancêtres dans l’espoir, après leur mort, d’être bien accueilli par eux à la fin de leur vie sur Terre.

Dès qu’ils entendaient la bonne nouvelle de Jésus Christ, ces gens pouvaient croire en Jésus comme Fils de Dieu, et devinrent croyants malgré la vive persécution par les empereurs romains. Tous les premiers chrétiens comprenaient que Jésus leur offrait une vie nouvelle. Pour vivre cette vie nouvelle en Dieu il fallait renoncer à tout ce qui est mal, pour en être purifié dans le Sang du Christ et se tourner complètement vers Dieu et vers son prochain.

Un jour Jésus avertit la foule qui l’écoutait : « Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. » (Luc 12 :2) Vous savez, au moment de notre mort, tout ce que nous sommes, la personne au-dedans de nous – notre âme – laisse tomber le corps et est immédiatement transportée en présence de Dieu. Dans nos occupations au jour le jour nous ne pensons pas souvent à cela, à la fin de notre vie. Notre Église nous rappelle chaque mois de novembre que nous connaîtrons la fin de notre vie sur Terre un jour. Ça vaut vraiment la peine d’y penser de temps en temps; afin de mieux nous y préparer.

Nous sommes tous un mystère à nous-mêmes. Il y a plein de profondeurs au-dedans de nous que nous ne connaissons même pas encore, mais notre  vie intérieure est le domaine de l’Esprit de Dieu qui nous éclaire et nous rappelle de tout ce que Jésus a dit et fait pour nous.

La bonne nouvelle est que par notre Baptême, si nous vivons comme des enfants de Dieu, notre âme n’est pas toute nue mais est vêtue du vêtement blanc pur et radieux de l’amour de Dieu. Dans les Évangiles et leurs lettres, les Apôtres nous encouragent à maintes reprises de faire attention de ne pas perdre notre vêtement blanc par crainte que notre âme se retrouve toute nue devant les anges et tous les saints. Notre corps est un cadeau de Dieu et agit comme un voile, un vêtement qui cache tout ce que nous portons en secret au-dedans de nous. Nous devons faire attention de ne pas accumuler en nous toutes les pollutions du mal et du péché.

Pour laisser tomber  notre vêtement de Baptême il suffit de garder des rancunes, de rester longtemps en colère, de devenir esclave de toutes sortes de convoitises et de passions égoïstes, de traiter les autres avec mépris, de ridiculiser ou abaisser les autres pour se sentir supérieur, de faire des châteaux de mensonges, et toutes sortes d’impuretés et de péchés imaginables. Ce sont autant de polluants au-dedans de nous, et je suis persuadé qu’aucune personne ne voudrait vraiment emporter toute cette pollution dans la vie éternelle et en présence de Dieu…. 

Jésus nous aime à la folie, comme son Père céleste d’ailleurs. Voilà pourquoi Jésus nous donne les conseils que nous avons entendus dans l’Évangile aujourd’hui. Tous ces états de bienheureux sont en réalité autant de situations où la vie nous fait souffrir certaines conditions difficiles. Quand nous nous trouvons en situation difficile et souffrante, Jésus nous conseille de ne pas perdre les pédales, mais au contraire, d’avancer sans crainte en Lui faisant confiance.

« Heureux les pauvres de cœur » - ce n’est pas facile de se sentir impuissant, au dépourvu, pauvre… mais c’est justement l’occasion de cesser de compter sur soi-même pour faire plutôt confiance en Dieu. La décision de mettre notre confiance dans l’amour de Dieu nous met en relation avec le Père par Jésus et c’est l’Esprit Saint qui nous fait gonfler le cœur de confiance.

Il en est ainsi pour les 7 autres déclarations de Jésus. Ne craignons pas les larmes; car elles purifient notre cœur et nous permet d’être consolés par Dieu Lui-même. Laissons-nous entrainer par Dieu à être « doux » comme Jésus; alors nous faisons beaucoup de place pour les autres et l’Esprit Saint nous met tous en communion dans la paix qui vient du Ciel.

« Ceux qui ont faim et soif de la justice… les miséricordieux… les cœurs purs… et les artisans de paix » permettent l’Esprit Saint de les rendre semblables à Jésus, et tous ces gens sont entourés d’une ambiance du Ciel qui répand l’amour, la paix, et la joie de Dieu à tous.

« Ceux qui sont persécutés pour la justice… ou à cause de Jésus » sont des âmes bénies qui ressemblent à Jésus dans sa passion et sa mort… ils deviennent des instruments dont Dieu peut se servir pour faire découvrir son amour aux gens qui ne connaissent pas le Bon Dieu.

C’est pour notre bonheur que le Bon Dieu nous appelle à vivre comme les enfants du Père; alors prions ensembles tous les jours; afin que nous puissions à tout moment difficile nous comporter avec amour même pour les ennemies comme Jésus a fait pour faire la volonté de son Père pour le salut et la vie du monde tant aimé par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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Rappelons-nous nos expériences personnelles de Dieu - le 18 octobre, 2020 - Paroisse Sainte-Suzanne

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Bonjour, chers frères et sœurs! Que penseriez-vous si le Seigneur envoyait un prophète dire au Président américain M. Trump : « Écoutez-moi bien, voici la parole de Dieu le Créateur : c’est Dieu qui vous a choisi et vous a rendu puissant, parce qu’Il vous a appelé. » Pire encore, que feriez-vous si un matin le Bon Dieu vous disait : « Va maintenant, je t’envoie; va dire au Premier Ministre du Québec M. Legault : « Écoutez-moi bien, voici la parole de Dieu le Créateur : c’est Dieu qui vous a choisi et vous a rendu puissant, parce qu’Il vous a appelé. »


Voilà que le Bon Dieu a envoyé le prophète Isaïe dire cela à l’Empereur Cyrus le Perse. Son empire fut le plus grand de tous les temps, allant du sud de l’Europe jusqu’en Inde. Cyrus est celui qui libéra les Juifs de leur captivité. Cet épisode de l’histoire met à l’épreuve notre foi en Dieu. Face au monde actuel, croyons-nous vraiment que Dieu est le seul et unique Dieu et qu’Il est maître de toutes les nations? Beaucoup de gens de nos jours ne croient plus en Dieu à cause de tous les troubles dans le monde, parce qu’ils interprètent ces troubles comme autant de preuves que Dieu n’a plus de contrôle sur le monde ou encore que Dieu n’existe même pas.

Vous rappelez-vous qu’après son baptême par son cousin Jean le Baptiste Jésus est allé au désert où Il fut tenté par le démon? Dans la 3e tentation, le démon fit voir à Jésus les royaumes du monde et Lui dit : « Tout cela je te le donnerai, si tu te prosternes et m’adores. » Jésus n’a pas traité le démon de menteur parce qu’il prétend donner les royaumes du monde à qui il veut. Selon l’évangile de Jean Jésus appelle le démon  « le prince de ce monde » : « C’est maintenant le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors. » (Jean 12 :31)

Donc il est clair que si le Bon Dieu est toujours souverain de sa Création et que notre monde est plein de troubles, c’est que le Bon Dieu nous laisse donner plein élan à notre liberté pour faire le mal comme pour faire le bien. C’est à la fin de notre vie que nous serons jugés. Toutefois, le Bon Dieu nous laisse souffrir maintenant les conséquences de nos choix, de nos paroles, de nos attitudes, de nos gestes, de nos actions, et de nos omissions.


Face à notre monde troublé et tourmenté, avons-nous toujours le goût de louer le Seigneur, de raconter ses merveilles, et de chanter sa gloire? Pour vouloir dire aux autres et même aux nations : « Le Seigneur est roi! Il gouverne les peuples avec droiture » nous avons besoin de connaître le Bon Dieu personnellement et sa puissance par notre propre expérience. Pouvez-vous vous rappeler avoir connu personnellement la puissance de Dieu?

Je me souviens d’un accident tragique dans ma famille le 20 juin 1982. Maman conduisait ma sœur Lyette et ses deux enfants de leur résidence à Montréal pour aller passer la semaine sur la ferme de nos parents à l’Épiphanie. Vers midi sous une pluie diluvienne un camion remorque frappa leur voiture par derrière détruisant la voiture. Le bébé en arrière avec ma sœur fut tué sur le coup. Lyette a eu sa colonne vertébrale presque coupé au cou. Maman a souffert un traumatisme crânien, et mon petit neveu de 3 ans n’a rien eu sauf un traumatisme.

J’étais au séminaire à Ottawa dans mon avant dernière année. Dès que Papa m’a donné la nouvelle au téléphone je fus plongé dans le choc émotif qui dura presqu’une semaine. Durant ce temps et ensuite après être sorti du choc, j’avais un profond sentiment que le Bon Dieu me soutenait. En plein milieu de cette tempête il y eut comme un grand calme au centre de mon esprit. Je savais que le Bon Dieu était avec moi et avec notre famille et qu’Il avait le petit Philippe dans ses bras. Ce fut une grande manifestation de la puissance et de l’amour de Dieu.

Quelles sont vos propres expériences de Dieu? Si nous ne nous rappelons pas les moments où le Bon Dieu nous a manifesté sa puissance, sa gloire, et sa seigneurie; alors comment Lui rendre la gloire et comment devenir ses témoins dans nos familles et dans notre monde?

Jésus est très sérieux lorsqu’Il dit aux pharisiens : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Est-ce que c’est clair pour mon esprit ce qui dans ma vie appartient au monde et à l’état et ce qui appartient à Dieu? Suis-je entièrement honnête en remettant à l’état tout ce que je dois remettre à l’état? Que dois-je encore faire pour mieux comprendre ce qui appartient à Dieu et ce que je dois remettre à Dieu?

Dans la Bible la Parole de Dieu nous est adressée concernant le temps. Dieu nous donne 7 jours et nous pouvons travailler et nous occuper de nos affaires pendant 6 jours, mais le 7e jour appartient au Bon Dieu. Si nous voulons que les choses se passent bien pour nous, nous devons remettre au Bon Dieu chaque semaine ce 7e jour, le « Jour du Seigneur », en lui offrant le culte par la Sainte Messe en personne ou sinon au moins à la télé, priant sincèrement du début à la fin. En plus nous devons mettre entièrement de côté tous nos soucis, tout le travail, et toutes nos préoccupations du début jusqu’à la fin du Jour du Seigneur; afin d’aimer le Bon Dieu de tout notre cœur, de toute notre pensée, de toute notre âme, et de toute notre force.

Pour ce qui est de nos revenus et de nos biens matériels, la Parole de Dieu nous déclare que le dixième de tout ce que nous touchons appartient au Seigneur. Nous pouvons tous Lui remettre ce dixième par nos aumônes à son Église, aux pauvres, et aux gens dans le besoin que nous rencontrons, en commençant par les gens de notre propre famille et de notre parenté.

C’est pour notre propre bien que le Bon Dieu nous appelle à faire de nouveaux efforts pour nous conduire avec droiture devant Lui; alors continuons de prier les uns pour les autres, les unes pour les autres; afin que nous puissions à tout moment rendre grâce à Dieu le Père pour l’Esprit Saint et ouvrir large notre cœur, notre pensée, notre esprit et même notre corps à sa présence et à son amour, Lui qui est Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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Offrons au Bon Dieu notre faiblesse afin qu'Il puisse manifester sa puissance - 4 octobre, 2020 - Paroisse Ste-Suzanne

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Bonjour, chers frères et sœurs! Nous voici dans le Montréal métropolitain en zone d’alerte rouge par référence à la Pandémie Covid-19 au Québec. Néanmoins, nous sommes toujours en Présence du Seigneur. Ce matin la Parole de notre Dieu nous rappelle qu’il y a des situations beaucoup plus graves que cette Pandémie mondiale. Nous connaissons de grands changements de conditions de vie, c’est vrai, mais le Bon Dieu ne change jamais le déversement de sa vie, de sa paix, et de son amour en nous. Notre Dieu et Créateur nous donne le souffle de la vie à tout moment pour que nous puissions faire beaucoup plus que simplement survivre.

Notre Père céleste désire pour chaque personne humaine une vie pleine et abondante afin que nous puissions porter beaucoup de fruits de paix et de justice, d’amour et de pardon, de bonté et de miséricorde, de beauté et de créativité, de fraternité, de festivité et de joie. Cela ne dépend pas des conditions bienheureuses ou malheureuses de nos vies; puisque le pauvre comme le riche, le malade comme celui qui est en santé, celui qui est délaissé comme celui qui est aimé, tous demeurent toujours capables d’accueillir en eux la paix, de faire justice, d’aimer, de pardonner, de faire le bien, et de pratiquer la miséricorde. Mais, tragiquement, trop souvent ce n’est pas la vie que nous vivons. « Le Seigneur de l’univers… attendait (de nous) le droit, et voici le crime; il en attendait la justice, et voici les cris. »

Pour le mois d’octobre, le Pape François nous invite tous et toutes à prier ainsi : « Prions pour qu’en vertu du baptême, les fidèles laïcs, en particulier les femmes, participent plus aux instances de responsabilité de l’Église. » L’Église que nous formons tous ensemble c’est à partir d’elle que le Bon Dieu veut rendre le monde de l’humanité meilleur. Oui, ce sont des hommes qui deviennent diacres, prêtres, et évêques. Mais dans l’Église catholique du monde entier  pour chaque membre du clergé il y a 3,000 laïcs : hommes, femmes, enfants, et jeunes.

Le clergé est vu par un petit nombre de fidèles le dimanche et en diverses occasions, mais la grande majorité des catholiques sont enfouis dans le monde, dispersés parmi toute l’humanité. Quoique les membres du clergé sont des hommes, les laïcs – les femmes, les hommes, les jeunes – exercent une très grande influence sur eux directement dans leurs familles d’origine et par toutes sortes de liens de collaboration et de coresponsabilité dans les institutions de l’Église.

Nous tous qui ensemble formons l’Église, nous sommes tous et toutes issues de familles, et ce sont nos familles qui nous ont formés, ainsi que nos villages, nos voisinages, nos pays, et nos cultures. Le Bon Dieu sait très bien tout ça, et ce matin Dieu nous dit qu’Il est désolé quand Il entend crier parce qu’une personne est mal traitée à quelque part. Les époux sont appelés à un amour mutuel pour rendre visible dans le monde l’amour de Dieu pour nous, mais parfois il y a la violence dans le couple en raison des faiblesses humaines, des insécurités, des dépendances à la drogue, à l’alcool, à la pornographie, aux jeux de chance, et à quoi encore.  

Au lieu de nous réjouir quand quelqu’un réussit ou fait quelque chose de bien, ont peut se sentir jaloux et maltraiter cette personne, la persécutant. Au lieu de collaborer avec le Bon Dieu nous luttons contre Lui; au lieu de rendre le monde meilleur nous le rendons pire.

Dans l’Évangile nous avons entendu Jésus très sévèrement avertir les grand prêtres et les anciens du peuple que le royaume de Dieu allait leur être enlevé et confié à une autre « nation qui lui fera produire ses fruits. » Le royaume de Dieu c’est l’environnement d’amour divin, de paix et de providence divine, de miséricorde, de pardon, et d’espérance dans lequel le Bon Dieu nous immerge afin que nous puissions vivre, goûter de son abondance, et porter beaucoup de fruits. Mais si nous perdons notre temps à ne chercher que notre propre intérêt et nous ne nous occupons pas à servir le bien-être des autres, eh bien, tout cela nous sera enlevé.

Je vous admets volontiers que la vie n’est pas facile et que nous avons à relever beaucoup de très grands défis. Mais Jésus nous demande solennellement de cesser de nous préoccuper comme si Dieu n’existait pas ou encore comme si le Bon Dieu nous laissait pour compte et comme si tout dépendait de nous-mêmes tous seuls. Toutefois, le Bon Dieu n’est pas un génie magique qui nous accorde tous nos souhaits comme par enchantement. Dieu est notre Père et Il nous traite comme un bon Père. Il veut que nous cherchions à connaître et à faire sa volonté qui est supérieure à notre petite volonté, et qu’en faisant des efforts pour nous aimer les uns les autres, nous comptions sur Lui, sa force et sa lumière, et ne soyons plus anxieux des résultats.

Pour cela, pour vraiment Lui faire confiance, il faut nous résigner à accepter d’endurer tout ce qui nous advient, le mal comme le bien. Saint Paul nous enseigne comment prier : « Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peu concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. » Autrement dit, ne fixons plus nos yeux et nos cœurs seulement sur ce que nous voulons, mais fixons plutôt les yeux de notre cœur sur Jésus, sa parole, son exemple, sa paix, sa beauté, et son amour pour nous tous.

Oui, nous demeurons pauvres et faibles, mais en fixant notre regard sur Dieu, et en Lui offrant notre pauvreté et notre faiblesse – tout en marchant de l’avant pour aimer notre proche et pour pardonner ceux qui nous font du mal – le Bon Dieu peut alors manifester son pouvoir et accomplir de actes de salut et de rédemption autour de nous. Nous pouvons devenir dans les mains du Bon Dieu des instruments efficace de pardon, de miséricorde, de guérison, de paix, et nous verrons Dieu mettre la vie où il n’y avait que la mort. Ce sont les fruits que Dieu désire.

C’est ainsi que notre Père par la puissance du Saint Esprit veut faire de nous pour Jésus des disciples missionnaires qui reflètent dans le monde la lumière qui rayonne sur la face de Jésus. Laissons-Lui ouvert en prière notre pensée et notre cœur à la journée longue.

En vue de ce résultat bienheureux, continuons de prier les uns pour les autres, les unes pour les autres afin que nous puissions à tout moment rendre grâce à Dieu le Père pour l’Esprit Saint et ouvrir large notre cœur, notre pensée, notre esprit et même notre corps à sa présence et à son amour, Lui qui est Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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Exaltons le Seigneur par notre témoignage, et exultons en Jésus notre Sauveur - L'Épiphanie - 3 janvier, 2020 - Sainte-Suzanne

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