Jésus, Christ Roi de l'Univers, nous appelle à Le suivre en ce monde - 22 novembre, 2020 - MRP - Paroisse JLM


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Solennité – Jésus, le Christ, Roi de l’Univers

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Eh bien, chers frères et sœurs, nous voici déjà en la solennité de Jésus le Christ, Roi de l’univers. Samedi prochain sera le dernier jour de notre année liturgique en Église, et samedi soir sera la veille du premier dimanche de l’Avent qui lancera une nouvelle année en Église.

Durant tout le mois de novembre nous prions pour tous les défunts; afin que leur âme soit purifiée et admise au bonheur éternel en présence de Dieu au paradis. Novembre nous donne à réfléchir à notre propre mort un jour quand viendra la fin de notre bref séjour sur la Terre des familles humaines. Aujourd’hui, le Jour du Seigneur, la Parole de Dieu nous parle aussi de la fin des temps quand Jésus, notre Bon Berger, exercera aussi la charge de juger les nations.

Nous ne serons pas jugés sur ce que nous avons pensé, mais sur le bien que nous avons fait et sur le bien que nous n’avons pas fait. En plus, Jésus mettra sa main forte sur ceux qui auront maltraité les autres avec agression ou intimidation – ce sont les béliers et les boucs.

D’abord, Jésus se comporte envers nous tous comme le Bon Berger. Jésus, en personne ou en nous envoyant quelqu’un, pais son troupeau et nous fait reposer. Jésus cherche et trouve la brebis perdue; Jésus ramène l’égarée, Il panse la blessée, Il rend des forces à la malade, et Il garde la grasse et vigoureuse et la fait paître selon le droit. Il juge aussi entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.

Nous savons qu’à son Baptême par Jean le Baptiste, Jésus et les témoins autour de Lui ont entendu du ciel la Voix du Père qui a dit à Jésus : « Tu es mon Fils bien-aimé, il m’a plu de te choisir. » Aussitôt l’Esprit Saint descendit sur Jésus sous la forme d’une colombe et l’Esprit Saint poussa Jésus au désert où Il fut tenté pendant quarante jours.

Comme Jésus, nous tous nous avons été baptisés et confirmés dans l’Esprit Saint. Au jour le jour nous vivons notre Baptême en prenant conscience que, comme Jésus, nous sommes aussi les filles bien-aimées et les fils bien-aimés du Père. En même temps, nous sommes aussi remplis du Saint-Esprit qui nous accompagne dans la vie, nous encourage et nous fortifie dans nos tentations et nous pousse à accomplir avec charité fraternelle les œuvres de miséricorde auprès de nos proches, de nos voisins, des étrangers, et même auprès de nos ennemis.

La grâce quotidienne de notre Baptême nous rappelle que nous sommes les filles bien-aimées et les fils bien-aimés du Père. Notre élection par le Père et le don de l’amour du Père nous fortifient à vivre aussi de la grâce de notre Confirmation en acceptant de remplir notre mission de filles et de fils du Père à l’image de Jésus Lui-même qui nous donne sa vie.

Dimanche dernier nous avons vu que les serviteurs qui ont fait profiter les biens que leur seigneur leur avait confiés sont ceux qui lui ont fait confiance et ont fait des efforts pour faire avancer les affaires de leur maître. Le serviteur qui s’est montré bon à rien est celui qui n’a pas fait confiance à son maître mais au contraire a décidé d’avoir crainte de lui.

Il en va de même pour nous. Si nous craignons Dieu ce sera difficile sinon impossible pour nous de Lui plaire en faisant sa volonté. Si nous voulons faire avancer les affaires du Bon Dieu en ce monde, d’abord, nous devons Lui faire confiance et, ensuite, nous mettre au travail pour faire avancer les affaires du Royaume de Dieu, les affaires de Jésus notre Roi. Et quelles sont au juste les affaires du Royaume de Dieu, les affaires de Jésus notre Roi?

Il s’agit du bien de notre voisin. Quand je mets de côté ma propre fatigue pour donner du repos à l’autre qui est aussi fatigué; alors je le fait pour Jésus. Quand je mets de côté mes préoccupations pour chercher et trouver quelqu’un qui est perdue; alors je le fait pour Jésus. Quand je me donne de la peine pour ramener en santé ou à la famille ou dans le droit chemin une personne égarée; alors je le fait pour Jésus.

Quand je prends le temps pour panser les blessures d’un autre; alors je le fait pour Jésus. Quand je fais un effort pour visiter et consoler un malade; alors je le fait pour Jésus. Quand je prends bien soin des membres de ma famille pour les garder en santé et sain et sauf; alors je le fait pour Jésus. Quand je me dépense jour après jour pour travailler à l’extérieur ou chez moi pour faire vivre ou m’occuper de ma famille; alors je le fait pour Jésus. Quand je pardonne encore une fois aux personnes qui me font du mal; alors je le fait pour Jésus.

Alors, vous voyez que déjà – et souvent sans le réaliser – nous marchons avec Jésus et nous vivons et nous comportons comme les filles bien-aimées et les fils bien-aimés du Père. Il est très important pour nous de prendre davantage conscience du bien que nous faisons pour les autres, et aussi de prendre conscience des occasions de le faire que nous avons ratées. Surtout, cessons de porter tout le poids du monde sur nos propres épaules – de toute façons c’est impossible pour nous de le faire – d’autant plus que nous avons un Roi puissant et efficace : Christ Roi.

C’est pour notre bonheur et pour le salut et la vie du monde que Jésus nous appelle à vivre comme les filles bien-aimées et les fils bien-aimés du Père; marchons avec confiance en Jésus Christ Roi de l’Univers, et prions ensembles tous les jours; afin que nous puissions à tout moment faire la volonté de Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

Vivons dans la lumière et non les ténèbres - faisons confiance au Bon Dieu - 33e Dimanche du Temps Ordinaire - Sainte Suzanne

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Bonjour, chers frères et sœurs! Depuis que nous avons changé l’heure il fait plus clair le matin mais les ténèbres de la nuit tombent plus tôt en fin d’après-midi. Le Bon Dieu nous parle aussi de lumière et de ténèbres aujourd’hui, dimanche, le Jour du Seigneur.

Saint Paul nous transmet cette Parole de Dieu qui nous caractérise de filles et de fils de la lumière… nous sommes les enfants de Dieu et des enfants du jour et non de la nuit. Quelle est la différence entre le jour et la nuit? Cette femme parfaite dont parle le livre des Proverbes est un enfant de la lumière… elle n’a pas peur de travailler et elle s’occupe bien de son mari et de ses enfants. Ont pourrait bien se demander si son époux et ses enfants sont aussi des enfants de la lumière. Nous les hommes, respectons-nous les femmes dans nos vies, dans nos familles, et dans nos communautés? Sommes-nous dévoués et reconnaissants envers elles? Les enfants, sont-ils respectueux, obéissants, et reconnaissants envers leur maman et aussi envers leur papa?

Nous les prêtres et les évêques, donnons-nous toute leur place aux femmes dans nos églises et nos communautés de foi? Savons-nous les respecter, les écouter, et les remercier de leurs bons services et de leur dévouement à la lumière de Dieu?

Durant tout le mois de novembre à tous les ans c’est le moment de nous rappeler de tous nos défunts… durant leur vie, leur avons-nous donné tout le respect, toute la reconnaissance, tout le dévouement, et tout l’amour qu’ils méritaient? Quand ils nous auraient fait un tort ou autre, leur avons-nous montré sympathie, miséricorde, et pardon? Sinon, il n’est jamais trop tard pour leur exprimer – même au-delà de la mort – ces bons sentiments en offrant au Bon Dieu notre prière et notre pénitence à leurs intentions. Sont-ils au purgatoire? Nos prières leur seront un réconfort et un encouragement d’accueillir pleinement la miséricorde de Dieu.

Saint Paul caractérise d’enfants des ténèbres les gens qui mettent toutes leurs attentes sur le bon temps, le succès, et une vie paisible; tout en étant insouciant des troubles des autres. Les enfants de Dieu et de la lumière ne sont pas insouciants mais demeurent sensibles aux troubles des autres et se mettent à leur service. Tout comme le Bon Dieu d’ailleurs. Dimanche prochain Jésus se présentera comme Juge de la fin des temps. Il viendra séparer les gens qui sont bons de ceux qui sont mauvais en leur disant : « J’avais faim et soif, j’étais nu, malade, ou en prison, et vous vous êtes occupé de moi; ou bien, vous ne m’avez rien donné pour me soulager. »

Aujourd’hui Jésus raconte une parabole pour nous faire comprendre que nous ne devons pas avoir peur de Dieu notre Père, ni de son Fils Jésus, ni de l’Esprit Saint. Au contraire, le Bon Dieu nous demande de Lui faire confiance. Il est important pour nous de croire que le Bon Dieu nous aime tellement qu’Il se fait du souci pour nous et même qu’Il souffre avec nous.

Vous voyez, tout ce qui nous arrive, le Bon Dieu le ressent. Jésus est Fils de Dieu et rien ne peut Lui enlever quoi que ce soit. Cependant, en tant qu’homme – même s’Il est ressuscité – Jésus peut souffrir. De fait, Jésus souffre beaucoup parce qu’Il ressent nos souffrances comme si elles étaient les siennes. Tout le mal que nous faisons envers les autres, nous le faisons contre Jésus et la Très Sainte Trinité. Pareillement, tout le bien que nous faisons envers les autres, nous le faisons pour Jésus et la Très Sainte Trinité.

Ce matin j’ai apporté des reproductions de deux peintures religieuses : une de Jésus Roi que nous fêterons dimanche prochain, et l’autre, de Marie Mère de Dieu et Mère de l’Église, notre Mère. La peinture de Marie la qualifie de Patronne des enfants avortés. La peinture de Jésus le montre plein de blessures qu’il a reçues lors de sa passion. Dans les deux cas, ce sont nos blessures à nous que ces deux Cœurs Unis endurent avec nous et par amour pour nous. 


Dans la communion des saints, nous sommes tous unifiés en Jésus. Il est la Tête du Corps que nous formons tous ensemble dans l’Esprit Saint, et nous tous, nous sommes son Corps tous unis à Lui dans l’Esprit Saint. Il est donc impossible pour nous de demeurer indifférents envers qui que ce soit, où que ce soit dans le monde entier.

Pour illustrer ce mystère de l’amour de Dieu qui choisit d’habiter parmi nous et en nous, regardons pour un instant l’avortement. Lorsqu’un enfant est avorté, cet enfant est privé de la vie en ce monde, et c’est une grave injustice, une très grande violence. Mais l’enfant n’est pas la seule victime. L’homme et la femme qui ont conçu cet enfant sont terriblement blessés dans leur humanité par leur participation à l’acte qui arrache la vie de cet enfant. Encore plus, les médecins et autres personnes qui coopèrent à mettre fin à la vie de cet enfant sont terriblement blessés eux aussi dans leur humanité. Personne ne peut demeurer indifférent.

Face à tout le mal que nous pouvons faire et face à tout le bien que nous pourrions faire mais que nous ne faisons pas, le Bon Dieu ne fait pas une grande colère… non, le Bon Dieu pleure avec ceux et celles qui pleurent. Pour sa part, l’Esprit Saint cherche à remplacer notre cœur de pierre par un cœur de chair qui demeure sensible et tendre envers les autres. Regardez ces deux peintures… vous ne verrez pas de colère, mais seulement la pitié et l’amour.

C’est pour notre bonheur que le Bon Dieu nous appelle à vivre comme les enfants du Père; alors prions ensembles tous les jours; afin que nous puissions à tout moment conserver un cœur sensible et compatissant envers les autres, comme Jésus a fait pour nous en faisant la volonté de son Père pour le salut et la vie du monde; pour nous démontrer que nous sommes tous et toutes aimés par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

La Toussaint - Pour rejoindre tous les saints, conservons intact notre "vêtement blanc" - 1er nov, 2020 - Ste. Suzanne

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Bonjour, chers frères et sœurs! Heureuse Fête de la Toussaint… la Fête de Tous les Saints. Cette Fête existe depuis la fin des persécutions romaines. Au centre de Rome, le « Panthéon » est un temple en forme ronde avec un gros trou au centre du toit. Il fut dédié à tous les dieux romains. Pan - théon en grec veut dire « tous les dieux ». À la fin des persécutions, ce temple à tous les dieux fut dédié à Tous les Saints pour honorer Jésus, le Père, et l’Esprit Saint.

Même les païens romains savaient qu’il y a une très mince séparation entre nous sur Terre et tous ceux qui nous ont précédé et qui vivent maintenant dans l’au-delà. Dans leurs maisons les romains gardaient des statuettes représentant leurs ancêtres – les parents, grand parents, et arrière grand parents. Ils honoraient leurs ancêtres dans l’espoir, après leur mort, d’être bien accueilli par eux à la fin de leur vie sur Terre.

Dès qu’ils entendaient la bonne nouvelle de Jésus Christ, ces gens pouvaient croire en Jésus comme Fils de Dieu, et devinrent croyants malgré la vive persécution par les empereurs romains. Tous les premiers chrétiens comprenaient que Jésus leur offrait une vie nouvelle. Pour vivre cette vie nouvelle en Dieu il fallait renoncer à tout ce qui est mal, pour en être purifié dans le Sang du Christ et se tourner complètement vers Dieu et vers son prochain.

Un jour Jésus avertit la foule qui l’écoutait : « Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. » (Luc 12 :2) Vous savez, au moment de notre mort, tout ce que nous sommes, la personne au-dedans de nous – notre âme – laisse tomber le corps et est immédiatement transportée en présence de Dieu. Dans nos occupations au jour le jour nous ne pensons pas souvent à cela, à la fin de notre vie. Notre Église nous rappelle chaque mois de novembre que nous connaîtrons la fin de notre vie sur Terre un jour. Ça vaut vraiment la peine d’y penser de temps en temps; afin de mieux nous y préparer.

Nous sommes tous un mystère à nous-mêmes. Il y a plein de profondeurs au-dedans de nous que nous ne connaissons même pas encore, mais notre  vie intérieure est le domaine de l’Esprit de Dieu qui nous éclaire et nous rappelle de tout ce que Jésus a dit et fait pour nous.

La bonne nouvelle est que par notre Baptême, si nous vivons comme des enfants de Dieu, notre âme n’est pas toute nue mais est vêtue du vêtement blanc pur et radieux de l’amour de Dieu. Dans les Évangiles et leurs lettres, les Apôtres nous encouragent à maintes reprises de faire attention de ne pas perdre notre vêtement blanc par crainte que notre âme se retrouve toute nue devant les anges et tous les saints. Notre corps est un cadeau de Dieu et agit comme un voile, un vêtement qui cache tout ce que nous portons en secret au-dedans de nous. Nous devons faire attention de ne pas accumuler en nous toutes les pollutions du mal et du péché.

Pour laisser tomber  notre vêtement de Baptême il suffit de garder des rancunes, de rester longtemps en colère, de devenir esclave de toutes sortes de convoitises et de passions égoïstes, de traiter les autres avec mépris, de ridiculiser ou abaisser les autres pour se sentir supérieur, de faire des châteaux de mensonges, et toutes sortes d’impuretés et de péchés imaginables. Ce sont autant de polluants au-dedans de nous, et je suis persuadé qu’aucune personne ne voudrait vraiment emporter toute cette pollution dans la vie éternelle et en présence de Dieu…. 

Jésus nous aime à la folie, comme son Père céleste d’ailleurs. Voilà pourquoi Jésus nous donne les conseils que nous avons entendus dans l’Évangile aujourd’hui. Tous ces états de bienheureux sont en réalité autant de situations où la vie nous fait souffrir certaines conditions difficiles. Quand nous nous trouvons en situation difficile et souffrante, Jésus nous conseille de ne pas perdre les pédales, mais au contraire, d’avancer sans crainte en Lui faisant confiance.

« Heureux les pauvres de cœur » - ce n’est pas facile de se sentir impuissant, au dépourvu, pauvre… mais c’est justement l’occasion de cesser de compter sur soi-même pour faire plutôt confiance en Dieu. La décision de mettre notre confiance dans l’amour de Dieu nous met en relation avec le Père par Jésus et c’est l’Esprit Saint qui nous fait gonfler le cœur de confiance.

Il en est ainsi pour les 7 autres déclarations de Jésus. Ne craignons pas les larmes; car elles purifient notre cœur et nous permet d’être consolés par Dieu Lui-même. Laissons-nous entrainer par Dieu à être « doux » comme Jésus; alors nous faisons beaucoup de place pour les autres et l’Esprit Saint nous met tous en communion dans la paix qui vient du Ciel.

« Ceux qui ont faim et soif de la justice… les miséricordieux… les cœurs purs… et les artisans de paix » permettent l’Esprit Saint de les rendre semblables à Jésus, et tous ces gens sont entourés d’une ambiance du Ciel qui répand l’amour, la paix, et la joie de Dieu à tous.

« Ceux qui sont persécutés pour la justice… ou à cause de Jésus » sont des âmes bénies qui ressemblent à Jésus dans sa passion et sa mort… ils deviennent des instruments dont Dieu peut se servir pour faire découvrir son amour aux gens qui ne connaissent pas le Bon Dieu.

C’est pour notre bonheur que le Bon Dieu nous appelle à vivre comme les enfants du Père; alors prions ensembles tous les jours; afin que nous puissions à tout moment difficile nous comporter avec amour même pour les ennemies comme Jésus a fait pour faire la volonté de son Père pour le salut et la vie du monde tant aimé par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

Jésus, Christ Roi de l'Univers, nous appelle à Le suivre en ce monde - 22 novembre, 2020 - MRP - Paroisse JLM

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