Bonheur ou misère? Le choix est le nôtre. Cherchons le Seigneur et Il nous fait ses disciples missionnaires! 20 septembre, 2020

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Bonjour, frères et sœurs! J’ose espérer que vous et votre famille, vous êtes bien ce matin. Sinon, ou si vous connaissez quelqu’un qui ne va pas bien ou qui est mal en point, eh bien, alors recommandons-les aux bons soins du Seigneur. Encore une fois, ce matin, Dieu nous adresse une parole qui provoque en nous la réflexion, ou même un questionnement, mais en douceur.

Qu’en est-il de notre bonheur ou de notre misère? Il y a plus de 4,000 ans le Bon Dieu a fait d’Abraham le père de son peuple choisi, et pendant tout ce temps, le Bon Dieu a appelé tout son peuple à rejeter la misère afin de pouvoir choisir le bonheur. Il s’agit d’une bonne nouvelle que Dieu a voulue répandue par son peuple auprès de toute l’humanité. Malheureusement, trop de gens parmi son peuple se sont préoccupés de leur propre bien sans se préoccuper du voisin.

Pour Dieu, être heureux ou être misérable est un choix et que ce choix est le nôtre. Ce choix que nous soyons heureux ou misérable dépend de nous et non de Dieu. Dieu ne parle pas de la richesse matérielle, ni de la santé de la chair, ni de la prospérité aux yeux du monde. Tout cela est passager. Toute condition mortelle est passagère et ne dure qu’un moment; tandis que notre réalité intérieure et notre condition spirituelle promettent de se prolonger dans toute l’éternité.

Dès les premiers mots que nous avons entendus du prophète Isaïe, nous avons compris que le Bon Dieu fait une distinction entre ceux qui cherchent le Seigneur et le méchant ou l’homme perfide. Le méchant tient à ses propres pensées et rejette celles du Seigneur; tandis que pour sa part l’homme perfide préfère ses propres chemins et rejette les chemins du Seigneur. Ce n’est pas le cas de l’homme, de la femme juste, qui cherche le Seigneur, ses pensées, et ses chemins.

Les gens qui se laissent emporter par la convoitise ou la jalousie ou la colère – comme les premiers ouvriers de la parabole de Jésus dans l’évangile – sombrent dans la misère à cause justement de leur convoitise et jalousie et colère. Ils ne peuvent pas endurer de recevoir le même salaire ou bienfait que les autres; ils auraient voulu se distinguer et gagner davantage.

Par contraste, la personne qui cherche le Seigneur réalise que le Seigneur est bon, doux, généreux, et miséricordieux envers tous. La personne qui connait Dieu et ses voies peut donc lui faire confiance, sachant qu’à la fin de la journée le Seigneur lui accordera le bienfait tant désiré. Cette personne peut donc se réjouir à la bonne fortune d’un autre et partager sa joie. Le bonheur d’esprit ne coûte pas cher parce qu’il est gratuit et disponible à toute personne de bonne volonté. Heureuse est la personne qui sait partager la malheur des autres en se désolant avec eux mais qui sait aussi se réjouir avec les autres en partageant leur bonheur.

Nous pouvons constater cette grandeur de cœur chez Saint Paul, lui qui n’est pas seulement un bon disciple de Jésus, mais qui est aussi un apôtre missionnaire. Il sait distinguer entre son propre bonheur – qui serait d’habiter avec le Christ Jésus dans l’éternité – d’une part, et d’autre part le bien-être des Philippiens, qui comme nous ont toujours besoin de lui. Par amour pour le Christ et pour les Philippiens, Saint Paul accepte d’endurer encore plus longtemps les épreuves de ce monde mortel ainsi que les troubles et les persécutions qu’il avait à endurer.

La bonne nouvelle est que nous tous, baptisés et confirmés dans le Seigneur Jésus sommes appelés à chercher à connaître Dieu et ses pensées et ses chemins comme tous ses disciples qui nous ont précédés. Comme eux, nous sommes appelés à devenir des disciples missionnaires.

C’est tellement merveilleux de connaître le Bon Dieu personnellement que l’amour de Dieu devient en nous une chaleur, un feu qui ne peut faire autrement que se propager vers les autres. Goûter l’amour du Père du ciel pour nous personnellement en la Personne de Jésus est une joie que nul trouble de ce monde ne peut nous ravir. Jésus lui-même a déclaré concernant Lui-même et son Père au ciel : « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » Notre bonheur est de connaître et d’aimer Dieu.

Dieu qui est la Trinité Sainte – le Père, Jésus son Fils éternel, et le Saint Esprit – ce Dieu communauté éternelle veut partager avec nous la vie éternelle qui les unit dans l’amour sans fin et qui est un feu bienveillant qui donne la vie, qui réconforte toute blessure et maladie, et qui répare toute brisure et défaillance, et dont la guérison parfaite et finale nous touchera un jour dans la résurrection de la chair après notre pèlerinage sur cette Terre des hommes.

C’est une erreur et un désastre que de chercher à se donner la mort prématurément comme certaines personnes désirent et cherchent à faire face à la souffrance. Ce chemin est un chemin mortel; ce n’est pas le chemin de Dieu. Le Bon Dieu connait notre condition de chaque jour et Il nous offre sa grâce et sa force pour nous encourager à endurer toute épreuve et toute souffrance dans la consolation de son amour en sachant que notre persévérance augmente en nous la capacité d’accueillir le bonheur sans fin que Dieu partagera avec nous en son éternité.

Le Bon Dieu nous invite donc à la patience, et la patience c’est la liberté de choisir d’accepter d’endurer le mal temporaire en vue du bienfait durable qui nous attend à tout moment. En attendant la fin bienheureuse de notre pèlerinage de la foi comme disciples de Jésus, nous pouvons à tout moment déjà goûter un avant-goût du bonheur éternel en nous préoccupant de notre voisin avec un amour fraternel. La pratique de l’amour fraternel vient atténuer l’intensité de nos souffrances passagères de notre vie mortelle.

Alors continuons de prier les uns pour les autres, les unes pour les autres afin que nous puissions accepter la grâce et l’encouragement de l’Esprit Saint d’ouvrir large notre cœur, notre pensée, et notre esprit et même notre corps à la présence et à l’amour de Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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