La Toussaint - Pour rejoindre tous les saints, conservons intact notre "vêtement blanc" - 1er nov, 2020 - Ste. Suzanne

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Bonjour, chers frères et sœurs! Heureuse Fête de la Toussaint… la Fête de Tous les Saints. Cette Fête existe depuis la fin des persécutions romaines. Au centre de Rome, le « Panthéon » est un temple en forme ronde avec un gros trou au centre du toit. Il fut dédié à tous les dieux romains. Pan - théon en grec veut dire « tous les dieux ». À la fin des persécutions, ce temple à tous les dieux fut dédié à Tous les Saints pour honorer Jésus, le Père, et l’Esprit Saint.

Même les païens romains savaient qu’il y a une très mince séparation entre nous sur Terre et tous ceux qui nous ont précédé et qui vivent maintenant dans l’au-delà. Dans leurs maisons les romains gardaient des statuettes représentant leurs ancêtres – les parents, grand parents, et arrière grand parents. Ils honoraient leurs ancêtres dans l’espoir, après leur mort, d’être bien accueilli par eux à la fin de leur vie sur Terre.

Dès qu’ils entendaient la bonne nouvelle de Jésus Christ, ces gens pouvaient croire en Jésus comme Fils de Dieu, et devinrent croyants malgré la vive persécution par les empereurs romains. Tous les premiers chrétiens comprenaient que Jésus leur offrait une vie nouvelle. Pour vivre cette vie nouvelle en Dieu il fallait renoncer à tout ce qui est mal, pour en être purifié dans le Sang du Christ et se tourner complètement vers Dieu et vers son prochain.

Un jour Jésus avertit la foule qui l’écoutait : « Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. » (Luc 12 :2) Vous savez, au moment de notre mort, tout ce que nous sommes, la personne au-dedans de nous – notre âme – laisse tomber le corps et est immédiatement transportée en présence de Dieu. Dans nos occupations au jour le jour nous ne pensons pas souvent à cela, à la fin de notre vie. Notre Église nous rappelle chaque mois de novembre que nous connaîtrons la fin de notre vie sur Terre un jour. Ça vaut vraiment la peine d’y penser de temps en temps; afin de mieux nous y préparer.

Nous sommes tous un mystère à nous-mêmes. Il y a plein de profondeurs au-dedans de nous que nous ne connaissons même pas encore, mais notre  vie intérieure est le domaine de l’Esprit de Dieu qui nous éclaire et nous rappelle de tout ce que Jésus a dit et fait pour nous.

La bonne nouvelle est que par notre Baptême, si nous vivons comme des enfants de Dieu, notre âme n’est pas toute nue mais est vêtue du vêtement blanc pur et radieux de l’amour de Dieu. Dans les Évangiles et leurs lettres, les Apôtres nous encouragent à maintes reprises de faire attention de ne pas perdre notre vêtement blanc par crainte que notre âme se retrouve toute nue devant les anges et tous les saints. Notre corps est un cadeau de Dieu et agit comme un voile, un vêtement qui cache tout ce que nous portons en secret au-dedans de nous. Nous devons faire attention de ne pas accumuler en nous toutes les pollutions du mal et du péché.

Pour laisser tomber  notre vêtement de Baptême il suffit de garder des rancunes, de rester longtemps en colère, de devenir esclave de toutes sortes de convoitises et de passions égoïstes, de traiter les autres avec mépris, de ridiculiser ou abaisser les autres pour se sentir supérieur, de faire des châteaux de mensonges, et toutes sortes d’impuretés et de péchés imaginables. Ce sont autant de polluants au-dedans de nous, et je suis persuadé qu’aucune personne ne voudrait vraiment emporter toute cette pollution dans la vie éternelle et en présence de Dieu…. 

Jésus nous aime à la folie, comme son Père céleste d’ailleurs. Voilà pourquoi Jésus nous donne les conseils que nous avons entendus dans l’Évangile aujourd’hui. Tous ces états de bienheureux sont en réalité autant de situations où la vie nous fait souffrir certaines conditions difficiles. Quand nous nous trouvons en situation difficile et souffrante, Jésus nous conseille de ne pas perdre les pédales, mais au contraire, d’avancer sans crainte en Lui faisant confiance.

« Heureux les pauvres de cœur » - ce n’est pas facile de se sentir impuissant, au dépourvu, pauvre… mais c’est justement l’occasion de cesser de compter sur soi-même pour faire plutôt confiance en Dieu. La décision de mettre notre confiance dans l’amour de Dieu nous met en relation avec le Père par Jésus et c’est l’Esprit Saint qui nous fait gonfler le cœur de confiance.

Il en est ainsi pour les 7 autres déclarations de Jésus. Ne craignons pas les larmes; car elles purifient notre cœur et nous permet d’être consolés par Dieu Lui-même. Laissons-nous entrainer par Dieu à être « doux » comme Jésus; alors nous faisons beaucoup de place pour les autres et l’Esprit Saint nous met tous en communion dans la paix qui vient du Ciel.

« Ceux qui ont faim et soif de la justice… les miséricordieux… les cœurs purs… et les artisans de paix » permettent l’Esprit Saint de les rendre semblables à Jésus, et tous ces gens sont entourés d’une ambiance du Ciel qui répand l’amour, la paix, et la joie de Dieu à tous.

« Ceux qui sont persécutés pour la justice… ou à cause de Jésus » sont des âmes bénies qui ressemblent à Jésus dans sa passion et sa mort… ils deviennent des instruments dont Dieu peut se servir pour faire découvrir son amour aux gens qui ne connaissent pas le Bon Dieu.

C’est pour notre bonheur que le Bon Dieu nous appelle à vivre comme les enfants du Père; alors prions ensembles tous les jours; afin que nous puissions à tout moment difficile nous comporter avec amour même pour les ennemies comme Jésus a fait pour faire la volonté de son Père pour le salut et la vie du monde tant aimé par Dieu : le Père, + le Fils, et le Saint Esprit. Amen.

Prenons quelques instants pour réfléchir à cette bonne nouvelle.

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